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De belles avancées à l'Hôpital de Bembéréké

Ibouraïma Aoudi est le directeur de l'Hôpital Évangélique de Bembéréké, un de nos partenaires au Bénin. La semaine dernière, il est venu nous rendre visite à Malines afin de discuter de la collaboration avec Médecins Sans Vacances. Nous en avons profité pour lui poser quelques questions sur les avancées au sein de son hôpital.

Pouvez-vous présenter en quelques mots l'Hôpital de Bembéréké?

"L'Hôpital Évangélique de Bembéréké est situé au nord du Bénin. En tant qu'hôpital de district, notre hôpital dessert tout d'abord les populations des communes de Bembéréké et de Sinendé. Ces communes représentent 5% de la superficie du Bénin et une population de 264 750 habitants! Mais les patients proviennent aussi d'autres départements, ainsi que de pays limitrophes comme le Niger et le Nigeria. Actuellement, l'Hôpital de Bembéréké compte 240 lits."

Depuis quand l'hôpital collabore-t-il avec Médecins Sans Vacances?

"La collaboration avec Médecins Sans Vacances a démarré en 2017. Nous avons décidé de travailler ensemble dans deux domaines médicaux: la médecine interne et les urgences. Médecins Sans Vacances nous soutient aussi sur un 3e plan: l'organisation nous aide à mettre sur pied des dossiers de subvention clairs et efficients pour recevoir des financements. Pour nous apporter l'appui adéquat à ce niveau, Médecins Sans Vacances a fait appel à une ONG locale, DEDRAS, qui a une grande expertise en la matière."

Quelles améliorations sont déjà visibles aujourd'hui?

"Au niveau des urgences, nous partions à peu près de zéro au début de la collaboration, puisque nous n'avions pas de service des urgences à proprement parler. Les cas urgents se mélangeaient aux patients qui venaient en consultation: ce n'était pas du tout l’idéal. Médecins Sans Vacances et Memisa ont collaboré pour améliorer la situation : Memisa a construit un nouveau bâtiment spécialement dédié aux urgences qui a ouvert en 2018, et Médecins Sans Vacances a équipé ce bâtiment, organisé le service et forme à présent le personnel soignant à la gestion des urgences. Il y a donc un énorme changement positif par rapport à la situation de départ: les patients arrivent maintenant directement au niveau de ce bâtiment, sont triés efficacement en fonction de la gravité de leur état et sont ensuite pris en charge par le personnel soignant!"

Et en médecine interne?

"En ce qui concerne la médecine interne, c'est un domaine très vaste. Nous avons donc décidé de nous concentrer dans un premier temps sur certains aspects, notamment  la prise en charge des hypertensions artérielles et du diabète. Lorsqu'il n'est pas bien suivi, le diabète est encore une maladie mortelle! Grâce à la collaboration, les patients peuvent à présent venir tous les jours en consultation (contre un jour par semaine dans le passé) et les éducateurs font un travail remarquable pour aider les patients à prendre en charge leur diabète. Les choses changent réellement ici!"

 

Comment se passe la collaboration ?

"Jusqu'à aujourd'hui, les missions se sont toujours très bien passées. Nous fixons des objectifs avant chaque mission et ils sont toujours atteints. Parfois, il nous arrive de les adapter en cours de mission, pour mieux répondre aux besoins réels de notre hôpital. Nous apprécions beaucoup le fait que les mêmes équipes reviennent à chaque fois: ça nous permet vraiment d'avancer ensemble et d'avoir un meilleur suivi de la situation."

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