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Directeur de l'hôpital soeur Adèle Ntezahorigwa: “L'échange de connaissances permet de former des médecins à la chirurgie”

Le début de la collaboration entre Médecins Sans Vacances et l'hôpital de Ijenda (Burundi) date d'il y a 20 ans. "La qualité de nos soins s'est énormément améliorée, même si les défis restent importants. Surtout avec la pandémie dans laquelle nous nous trouvons", déclare la directrice Adèle Ntezahorigwa.   


4 médecins pour 150 lits

L'hôpital fut fondé en 1973 au Bujumbura Rural, une province rurale du Burundi avec un demi-million d'habitants. L'hôpital touche quelque 60 000 personnes des environs et est dirigé depuis 2011 par soeur Adèle Ntezahorigwa.

En ce moment il n'y a que 4 médecins, 28 infirmiers/ières et une dizaine de professionnels de la santé pour 150 lits.

Si l'on compare, par exemple, avec l'hôpital  AZ Monica à Anvers, qui atteint une population de " seulement " 19 000 patients par an et qui emploie 186 médecins (sur environ 1 200 membres du personnel de  santé), il y a 466 lits. Vous imaginez où en sont les soignants burundais.

 

De la formation au stage

Soeur Adèle garde son calme: "Nous prenons les choses au jour le jour et voyons ce qui se présente."

Au cours des premières années de coopération avec Médecins Sans Vacances, les missions organisées étaient essentiellement humanitaires.

Depuis 2013, après une analyse commune, tous les efforts ont été concentrés sur le renforcement des capacités en chirurgie générale et en obstétrique.  

Adèle: “Cela signifie que nos généralistes sont formés par des médecins spécialistes de ces disciplines. Pendant 2 ans, des chirurgiens et des anesthésistes belges sont venus ici. Depuis 2015, nous avons fait la chirurgie de base avec des chirurgiens locaux mandatés par Médecins Sans Vacances. A partir de 2019, nous avons également organisé des échanges d'expériences avec des médecins des hôpitaux partenaires de Médecins Sans Vacances du pays ou de pays voisins comme le Congo. C'est une belle évolution."

 

Les défis restent grands

"Ceci n'empêche pas que de nouveaux défis continuent à se présenter pour notre hôpital en milieu rural burundais. Nous sommes situés à côté de la Route Nationale où se produit beaucoup d'accidents. Il arrive souvent que nous ne savons que faire des blessés. Nous aimerions offrir à nos médecins une formation en orthophédie mais les moyens nous manquent. 

De plus, nous sommes à la recherche de solutions pour l'électricité. L'approvisionnement dans notre ville est si mauvais que cela entraîne des pannes de nos appareils. Nous examinons avec Médecins Sans Vacances, la possibilité d'installer des panneaux photovoltaïques pour remédier à ce problème.

En plus des préoccupations quotidiennes, nous devons maintenant aussi faire face à la pandémie du covid. Nous constatons actuellement une augmentation du nombre d'infections. Quand je regarde ce qui se passe en Europe ou en Amérique, il y a de fortes chances que la situation se détériore aussi chez nous. Les défis auxquels nous sommes confrontés à l'hôpital restent donc immenses".

Collaboration participative

La directrice est profondément reconnaissante envers Médecins Sans Vacances pour les longues années de coopération.

"Nous apprécions beaucoup la collaboration participative. Nous avons  la liberté de faire des propositions sur base desquelles les actions nécessaires sont organisées. Ces actions sont alors soumises à un suivi et une évaluation qualitatives. Je peux vous affirmer que la qualité de nos soins à l'hôpital s'en est trouvée considérablement améliorée."  



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Texte: Ann Palmers

 

 

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